Dans l'univers du logiciel, Google est schizophrène
Chris Dibona directeur des programmes du logiciel libre de Google […] C’est vrai. Nous avons une attitude schizophrène. Il y a des services sur lesquels nous pouvons ouvrir le code source et d’autres sur lesquels nous ne le pouvons pas. En particulier, nous n’ouvrons pas le code de notre moteur de recherche et le système de vente de liens publicitaires. Si nous faisions cela sur l’algorithme de recherche, nous donnerions des armes à nos ennemis au cas où ils voudraient faire des choses répréhensibles. Cela peut aller de la diffusion de logiciels malveillants jusqu’à la manipulation de l’algorithme pour apparaître en tête des résultats de recherche. Nous devons également respecter les lois de certains pays qui nous obligent à ne pas référencer certains contenus sur le moteur de recherche.
Dossier Open World Forum 2009 : un tournant pour le logiciel libre?
[…] la plupart des intervenants que nous avons interrogés nous confirment que la France est très en avance en terme d’adoption de l’open source. Alors que la plupart des pays se tâtent encore, l’Hexagone est en pleine phase d’industrialisation des solutions libres. Un mouvement qui a impressionné le quart de visiteurs étrangers présent à ce rassemblement… mais aussi nos confrères de la presse écrite, le monde open source décrochant la une du journal La Tribune. Inattendu.
Red Hat : «La crise oblige les professionnels à sortir de leur zone de confort»
[…] La crise est difficile, mais c’est un vecteur d’accélération fort pour l’open source, car il oblige les utilisateurs à sortir de leur zone de confort. La résistance naturelle au changement des professionnels est remise en cause par les problèmes de budget. La recherche d’alternatives aux solutions propriétaires s’intensifie donc, en particulier sur les parties les moins visibles du système d’information, bref, sur l’infrastructure.
François Pellegrini : Homme du libre
[…] Il défend l’idée de la « licence globale » de téléchargement, parce que « c’est l’option qui n’est jamais considérée. Quant à la forme, aux modalités, à la redistribution, il y a matière à réfléchir ». La liberté ? Elle ne brille pas dans Hadopi à ses yeux : « Le Conseil constitutionnel ne l’a que partiellement relevée. C’est une loi qui détruit le principe de la présomption d’innocence.
Open World Forum : L'important, ce sont les standards ouverts
[…] Pour Pim Bliek, monsieur standards et logiciels ouverts des Pays-Bas, le coût n’est qu’un facteur secondaire dans le choix de l’Open Source. “Cela a un intérêt dans le long terme, a-t-il dit, mais même si c’était à coût équivalent, le choix des standards ouverts resterait.” Il a donné l’exemple de la migration des données des citoyens déménageant d’un endroit à l’autre : “avant, il fallait imprimer tout le dossier, aujourd’hui, cela peut se faire électroniquement.”
Open World Forum : Mark Shuttleworth plaide pour des développements coordonnés dans l'Open Source
Pourquoi les nouvelles versions des distributions Linux se succèdent-elles à ce rythme effréné, sans aucune concertation ? Pourquoi les développeurs de l’Open Source persistent-ils à croire que leur code est bon à partir du moment où il est plus rapide, plus efficace, mais pas utilisable par le commun des mortels ? En cette seconde journée de l’Open World Forum, Mark Shuttleworth aura amené le public à se poser ces questions, à prendre du recul.
Chris DiBona, Google : "Nous publions probablement plus de logiciels libres que n'importe qui"
Peut on dire que Google et le logiciel libre sont cousins ? J’ai toujours dit que le logiciel libre et Internet n’auraient pas pu exister l’un sans l’autre, ils ont grandi ensemble. Et puis Google est arrivé : Internet est le terrain sur lequel il s’est développé, c’est sa source de données et donc de revenus par la publicité. Les trois sont effectivement connectés.
L’Inria inaugure un centre de recherche sur le logiciel libre
L’institut national de recherche en informatique et automatique, l’Inria, vient d’annoncer à l’occasion du salon Open World Forum 2009, la création d’une nouvelle organisation dans le domaine du logiciel libre : le CIRILL. Ce Centre d’Innovation et de Recherche en Informatique sur le logiciel libre, crée en partenariat avec des acteurs de la recherche publique et du logiciel libre, se veut un lieu d’expertises scientifiques, technologiques et industrielles.
L’Open Source tient salon à Paris
[…] A commencer par la brillante intervention de Jacques Attali, forcément de haut vol et voyant les choses de très haut. Le Président de PlaNet Finance, la plus importante ONG du monde du micro crédit, a souhaité établir un parallèle entre le logiciel libre et ce qu’il appelle le « social business ». « Une entreprise appartenant à cet univers du social business renverse la proposition des entreprises traditionnelles dont le finalité est de faire du profit en vendant des produits. Dans l’univers du social business, le profit n’est qu’un moyen pour diffuser des produits ».
Matthew Aslett (analyste) : «L’open source se répand partout»
Lors de la séance d’ouverture, Matthew Aslett (notre photo), analyste pour le 451 Group, rappelle l’historique du mouvement open source : « Au cours des années 80, les choses se sont mises en place, afin de fournir une alternative aux offres propriétaires des grands éditeurs. Dans les années 90, l’adoption de Linux et d’Apache a marqué le démarrage réel du marché de l’open source. Il a fallu toutefois attendre les années 2000 pour que l’open source soit reconnu comme étant un véritable moteur de l’innovation. »
Open World Forum : Jacques Attali appelle à la numérisation de l'Etat
[…] L’ancien conseiller de François Mitterrand a terminé son allocution par une petite pique, qui lui a sans doute aliéné une grande partie de l’auditoire : “Je suis toujours très méfiant quand je vois employé le mot libre, […] un logiciel libre, cela correspond à une mystification. On peut dire logiciel ouvert, gratuit, libre de droit… Soyez gentils de ne pas utiliser à tort et à travers le mot, ce sont les gens qui sont libres, pas les choses.”
Open World Forum 2009 : l’open source au cœur de la relance numérique
Lors de la séance d’ouverture du forum mondial de l’open source (Open World Forum). Jean-Louis Missika (notre photo), adjoint au Maire de Paris chargé de l’innovation de la recherche et des universités, a créé la surprise par son avis éclairé : « la France concentre le plus d’utilisateurs de l’open source. C’est un fait que les gens ignorent trop souvent. » « C’est également une activité qui ne connait pas la crise… ou presque, poursuit-il. La croissance dans ce secteur sera probablement de 20 % en 2009 comme en 2010. Nous attendons un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros en 2012, contre 1 milliard aujourd’hui. De plus, Paris concentre les deux tiers de l’activité française en terme de logiciels open source. »