Limewire : chassez le logiciel, il revient au galop
Un logiciel libre est un logiciel publié sous une licence autorisant l’étude de son code source, sa modification et la libre diffusion du programme modifié. Or, Limewire était un logiciel libre. Donc, il est parfaitement inefficace d’interdire Limewire, puisqu’il est clonable à volonté et en toute légalité par n’importe qui. Amer syllogisme à méditer pour la Recording Industry Association of America (RIAA), qui avait obtenu fin octobre la désactivation du logiciel de partage p2p.
Google libère le codec VP8
[…] Le seul réel point d’interrogation flottait sur l’épineuse question du codec vidéo racheté par le géant de Mountain View il y a quelques mois (lire l’article). La réponse vient de tomber à l’instant en Californie, et devrait ravir la Free Software Foundation qui en avait fait la demande appuyée dans une lettre ouverte : Google a bien l’intention de faire du VP8 un format vidéo libre et open-source.
Ce soir, le libre s’invite à la Cité des sciences
C’est ce soir, à la Cité des Sciences et de l’Industrie, que sera lancée officiellement la nouvelle « Vraie expo qui parle du faux » sur le thème de la contrefaçon. […] En zappant l’alternative des licences libres à la philosophie du copyright à tout-va. La polémique déclenchée par le retrait d’un texte d’Isabelle Vodjdani et les réclamations de l’April, association de promotion du logiciel libre, n’ont rien pu y changer.
Ubuntu : OpenOffice viré d’office
C’est un sacré ménage de printemps que va connaître la prochaine version d’Ubuntu, Lucid Lynx, à sa sortie en avril 2010. On avait appris en novembre que GIMP, la plus sérieuse alternative libre à Photoshop, disparaîtra de la liste des programmes pré-installés sur la populaire distribution de Linux. [….] Vendredi, le site Digitizor rapportait qu’un autre logiciel incontournable pourrait être partiellement laissé de côté : OpenOffice (OpenOffice.org, ou OOo pour les intimes).
Haïti : Mobilisation autour d’une carte libre
Quelques heures seulement après le violent séisme qui a secoué Haïti le 12 janvier, la communauté OpenStreetMap lançait un appel aux contributions sur la carte de Port-au-Prince. La réponse des cartographes a été rapide et massive : en deux jours, plus de 800 modifications ont déjà été effectuées et le plan de la ville est passé du stade d’ébauche à un époustouflant niveau de précision (bien supérieur à celui de Google Maps).
Du rififi chez les pirates français
Début de l’histoire : 2006. La première association portant le nom de « Parti pirate » (PP) est créée en réaction au projet de loi DADVSI. Un désaccord sur l’inclusion de la promotion du logiciel libre dans le programme a été l’une des causes de sa rapide scission en deux - le Hard reset, comme elle a été appelée dans leur jargon geek. Les séparatistes qui n’approuvaient pas le militantisme libriste et voulaient se concentrer sur « la lutte contre les processus liberticides » ont pris le nom de Parti pirate français canal historique (PPFCH)
Les routards du web : « Nous sommes comme des fourmis »
En six épisodes, nous avons tenté de comprendre (et par là-même de vous expliquer) comment fonctionne le projet de cartographie libre OpenStreetMap. En conclusion de cette série, nous avons voulu nous intéresser à ceux qui font vivre ce projet au jour le jour. En l’absence d’un représentant « officiel » pour la partie française, nous avons choisi un format d’« interview communautaire » avec les contributeurs qui ont bien voulu répondre à nos questions.
Hadopi : Le logiciel de sécurisation toujours dans le flou
[…] D’autre part, l’interopérabilité. Jean-Pierre Brard a demandé à plusieurs reprises si le logiciel pourra être installé sur tous les systèmes d’exploitation que peuvent posséder les abonnés. Ce qui épargnerait aux utilisateurs de logiciels libres, par exemple, d’avoir à choisir entre acheter une licence Windows et renoncer à la possibilité de se défendre. L’interopérabilité sera « une mission » de l’Hadopi mais elle ne lui sera pas imposée, répond Riester. Plein de bons sentiments, il est persuadé que les FAI « feront tout ce qu’ils pourront à cette fin », selon les propos rapportés par PC INpact.
Windows, le prix mais pas le choix
La vente liée est interdite, et Darty le sait très bien. Mais l’enseigne continuera d’imposer Windows à tout acheteur d’un ordinateur neuf, puisque la justice vient de l’y autoriser. […] Jérémy Monnet, administrateur de l’April, se félicite de ce rappel à l’ordre et espère qu’elle amènera le secrétaire d’État à la Consommation à reconsidérer ses positions. Mais qui dit demi-victoire dit demi-défaite. Les magistrats ont bien reconnu que Darty pratiquait des « ventes subordonnées », rejetant l’argument du distributeur selon lequel il ne s’agit pas de vente liée lorsqu’on n’acquiert qu’un droit d’usage du logiciel et non sa propriété. Mais ils ont choisi d’excuser la pratique « dans l’intérêt des consommateurs », considérant que l’installation d’un système d’exploitation est un exercice trop difficile pour l’acheteur lambda : « La substitution d’un logiciel par un autre est une tâche particulièrement délicate (…) hors de portée du consommateur moyen. (…) ». Ils ont pour cela pris en compte un rapport de Darty, qui affirme que la désinstallation de logiciels peut compromettre la stabilité d’un ordinateur et que l’installation de Linux — effectuée pourtant par des experts — prend trois heures.