234 postes: la DINUM sort de Windows, pas l'État
On a lu que l’État français «abandonnait Windows». Le titre frappe, mais il force le trait. Le document publié le 8 avril par la DINUM n’annonce ni une sortie générale de Microsoft ni une bascule de l’administration vers Linux. Il ouvre une séquence plus lente et plus concrète: celle d’une réduction des dépendances numériques extra-européennes, ministère par ministère, couche par couche, contrat par contrat. C’est moins spectaculaire. C’est surtout plus juste.
Entretien avec Tomasz Blanc, DSI de la DGFiP
La Direction générale des Finances publiques administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État: près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.