Dans la loi, le libre arbitre
Avec la loi Fioraso, le Parlement a validé une loi historique pour toute la communauté du Libre française. Pour la première fois, un texte légal donne la priorité à l’usage des logiciels libres.
Filippetti va lancer une mission sur les échanges non-marchands
Après s’être déclarée, hier à l’Assemblée nationale, en faveur d’un débat de fond sur les échanges d’œuvres sans but commercial sur Internet, la ministre de la Culture compte nommer une personnalité pour étudier un éventuel changement de statut juridique.
Education nationale: priorité grillée pour les logiciels libres
Monde de l’éducation et logiciel libre sont faits pour s’entendre. Mieux encore: ils sont faits l’uns pour l’autre. L’un cherche à diffuser la connaissance au plus grand nombre de citoyens possibles; l’autre font tomber les barrières techniques et juridiques qui contraignent la circulation des données. Ne devraient-ils pas se marier et avoir plein de petits enfants aussi bien connectés qu’éduqués?
Rapport Lescure: pour, contre, pour, contre, contre
Quelques minutes après la présentation du rapport ce matin, les réactions ont commencé à pleuvoir. Et on est aussi allé en chercher d’autres nous-même. Compil.
Gratuites ou libres? Les données ne sont pas données
Une certaine confusion règne autour de la notion de « données libres ». Dans une récente tribune, en réponse à une demande d’ouverture des données de bien commun, l’Institut géographique national (IGN) avance la mise à disposition gratuite d’une partie du patrimoine géographique. Il est urgent de moderniser cette approche.
Lescure: les positions du missionnaire
La montagne était haute, mais, derrière elle, se dresse un autre sommet à gravir. Pierre Lescure et son équipe, chargés depuis septembre de rendre des propositions pour adapter le monde de la culture à l’économie numérique, ont achevé un long cycle d’auditions tous azimuts et doivent désormais donner une forme à leurs propositions finales. Prévues pour mars, celles-ci ne devraient finalement pas aboutir avant le mois d’avril, selon nos informations.
Le Web prend de l’auteur
Créées sur le modèle des logiciels libres du projet GNU, pensé par Richard Stallman au début des années 80, les Creative Commons existent à côté d’autres licences dites libres, comme GPL ou Art libre. Celles-ci sont parfois plus restrictives, là où les CC permettent le commerce rémunéré autant que l’échange informel. L’important, ici, est que la paternité d’une œuvre soit toujours respectée.
Hasta la vista, Acta
Le Parlement de Strasbourg a largement rejeté l’Accord commercial anti-contrefaçon, accusé de menacer les libertés publiques sur Internet. C’est une cuisante défaite politique pour la Commission européenne.
Pierre Lescure, des intérêts en question
À Écrans.fr, on avait râlé (au bas mot) lorsque Denis Olivennes, alors PDG de la Fnac après avoir été directeur général de Canal+ France, avait été nommé à la tête de la commission qui a préconisé la riposte graduée. On avait aussi déploré le choix de Patrick Zelnick, patron de la maison de disques Naïve, pour mener le rapport «Création et Internet». Ces deux hommes venaient du sérail pour discuter avec le sérail, avec toutes les questions associées sur leur indépendance d’esprit et leur perméabilité aux discours des lobbys du secteur.
Wikipédia au secours de la recherche?
Le savoir coûte cher, trop cher, surtout lorsqu’il est compilé dans des revues scientifiques honteusement onéreuses. Fort de cette constatation, David Willetts, le ministre britannique des universités et de la science, a récemment contacté Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia. Objectif: faire aboutir le Gateway to Research Project («Projet de passerelle vers la recherche»), «une plateforme en ligne permettant à chacun de consulter gratuitement et sans condition toutes les publications subventionnées par l’État britannique».
Présidentielle: les candidats parlent (enfin) de numérique
En mars dernier, 21 associations et syndicats des professionnels du numérique, parmi lesquelles la Fédération française des télécoms, le Syndicat national des jeux vidéo, la Fevad et le Syntec numérique, adressaient une lettre aux candidats leur demandant de préciser leur programme pour le secteur du numérique.