L’Assemblée passe au crible l’usage d’outils numériques étrangers par les services de l’État
Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale recense les usages d’outils numériques non européens dans les services de l’État, au nom de la souveraineté technologique et démocratique.
Souveraineté numérique: l'Île-de-France remplace Microsoft par des solutions françaises pour centraliser les données des lycéens (€)
Les lycées franciliens abandonnent progressivement les solutions Microsoft pour adopter des outils français. Le directeur de la transformation numérique de la région Île-de-France dévoile à La Tribune comment la collectivité migre vers un cloud souverain et des logiciels nationaux pour héberger les données de ses 550 000 élèves et enseignants.
Ces villes françaises qui font le pari des logiciels libres à la place de Microsoft
En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs collectivités tournent le dos aux logiciels du géant américain et optent pour les solutions open source. Une décision motivée à la fois par des enjeux de souveraineté numérique et la volonté de maîtriser les coûts.
OPINION. «L'open source, un atout incontournable de la souveraineté numérique»
OPINION. À l’heure où le numérique façonne nos sociétés, la souveraineté numérique devient un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Face à la domination technologique extra-européenne et aux défis géopolitiques, l’open source se présente comme une réponse crédible. Modèle collaboratif, transparent et résilient, il incarne une voie d’innovation ouverte, sécurisée et indépendante.
Open source (d'inspiration)
HOMO NUMERICUS. De plus en plus de modèles d’intelligence artificielle sont élaborés en «open source», c’est-à-dire un accès gratuit à un logiciel dont le code est public. Ce modèle s’imposera-t-il comme la référence de la future IA? Par Philippe Boyer, directeur relations institutionnelles et innovation à Covivio.
Face à la menace DeepSeek, le patron d'OpenIA veut revenir à l'«open source»
Sam Altman a affirmé, vendredi, que son entreprise est du «mauvais côté de l’histoire» parce que ChatGPT n’est pas «open source». Une remise en question due à l’essor du chinois DeepSeek.
La définition de l'IA open source résoudra un million de casse-tête
OPINION. Une définition étroite et peu rigoureuse de l’IA open source laisserait la porte ouverte à des entreprises comme Meta, qui pourraient changer de cap et cesser de publier des parties de leurs modèles d’IA si ceux-ci ne servent plus leurs intérêts. Un sujet crucial à l’approche du Sommet pour l’action sur l’IA, qui se tiendra en février. Par Mark Surman, président de Mozilla.
IA: «La course au plus gros modèle ne devrait pas être la finalité de l'industrie» (Linda Griffin, Mozilla)
ENTRETIEN. Il y a trente ans, Mozilla luttait pour empêcher Microsoft d’imposer son navigateur comme unique porte d’entrée du Web. Aujourd’hui, la fondation renouvelle son engagement, cette fois-ci dans le domaine de l’intelligence artificielle. Linda Griffin, vice-présidente des politiques globales de Mozilla Corporation, explique que l’objectif est d’éviter que l’IA ne soit dominée par la vision des Big Tech, et sur leur course effrénée aux plus gros modèles, qui, selon elle, va à l’encontre de l’intérêt collectif.
L'alliance entre Mistral et Microsoft met fin à l'illusion de l'indépendance technologique européenne
Alors qu’il défendait mordicus l’open source comme valeur cardinale pour s’imposer face aux géants américains, le champion français de l’intelligence artificielle, Mistral AI, a développé son plus puissant modèle de langage de manière fermée, et a conclu un partenariat pour l’heure exclusif avec Microsoft pour sa distribution, laissant même l’Américain entrer symboliquement à son capital. Si ce virage stratégique aux allures de séisme fait sens d’un point de vue économique et bénéficie du soutien de la France, il rend furieux à Bruxelles et parmi les défenseurs de l’IA européenne. Par ricochet, l’entrée de Mistral, comme OpenAI avant lui, dans le giron du géant Microsoft, est une claque pour la souveraineté numérique européenne, et acte la position déjà dominante des Américains dans la course à l’intelligence artificielle.
La startup française Giskard, futur maillon indispensable dans l'écosystème de l'IA générative?
Alors que le sujet des risques liés aux hallucinations et aux biais de ChatGPT et ses concurrents prend de plus en plus de place, la startup française Giskard se positionne comme garante de la qualité des intelligences artificielles génératives. Elle espère imposer son service de certification des IA comme un tiers de confiance indispensable au développement du secteur… Un potentiel jackpot en perspective.
Cybersécurité: la feuille de route de la Maison Blanche pour responsabiliser les entreprises face aux hackers
Au programme de l’administration Biden, la volonté de mieux protéger les infrastructures critiques, des actions renforcées contre les échanges illégaux de cryptomonnaies et, surtout, la perspective de sanctions pour les fournisseurs de logiciel qui manqueraient à leurs obligations en matière de cybersécurité.
(article lisible avec le mode lecture de firefox)
Cloud souverain: la stratégie du chaos
DÉCRYPTAGE. Le leader mondial du secteur, Amazon Web Services, et le champion tricolore déchu des services informatiques, Atos, s’allieraient pour proposer une nouvelle solution de Cloud de confiance, après Bleu (Microsoft avec Orange et Capgemini) et S3ns (Google avec Thales). Au-delà des graves problèmes actuels d’Atos, cette nouvelle solution s’inscrit dans une stratégie cloud nationale devenue presque illisible en raison des multiples revirements du gouvernement et du casse-tête juridique provoqué par l’intégration des Gafam. La Tribune fait le point.