Framapack, l'installateur de logiciels libres
Framapack, c’est un peu le rêve de tout utilisateur d’ordinateur. En quelques instants, l’outil lancé le 1er janvier peut installer dans Windows des dizaines de logiciels gratuits et de qualité. L’utilisateur peut simplement se rendre sur le site de Framapack et choisir les logiciels qu’il désire installer, parmi un catalogue d’une cinquantaine d’applications (et bientôt plus). Quelques instants plus tard, un petit utilitaire est téléchargé sur le PC et va automatiquement installer les dernières versions des logiciels sélectionnés, avec les paramètres par défaut. Aucune action n’est requise de la part de l’utilisateur. […] Le mécanisme fait immanquablement penser à ce qui existe depuis longtemps pour certaines distributions de Linux. Sous Ubuntu par exemple, un gestionnaire de logiciels permet d’installer des milliers d’applications en quelques clics. Microsoft, le géant du logiciel qui incarne la vision commerciale du secteur, n’apprécie probablement pas l’initiative. Non seulement les logiciels libres concurrencent ses propres applications (Microsoft Office et OpenOffice jouent par exemple sur le même terrain), mais, en plus, Framapack risque d’inculquer des habitudes de gratuité chez ses clients.
2009, l'année de l'autre économie
[…] Ceci permet de comprendre que l’autre économie n’est pas une économie ringarde, rétrograde, au contraire : l’un des meilleurs exemples de l’autre économie est le logiciel libre, fondé en amont sur la coopération désintéressée, même si en aval, des entreprises peuvent faire des profits en installant des logiciels issus du libre.
Microsoft recrute un responsable de la concurrence open source
L’histoire de Microsoft et du monde de l’open source a longtemps été pleine de déni et d’attaques en tous genres de la part du géant du logiciel. Ces dernières années, le ton s’est calmé, en dehors de quelques assertions de Steve Ballmer, PDG de la firme. Réorganisation interne, publication des protocoles, avancée timide dans l’open source lui-même, mais surtout une reconnaissance des logiciels libres comme compétiteurs réels.
Attali : "plus personne n'acceptera de payer, malgré HADOPI"
[…] « La gratuité ne signifie pas que ceux qui produisent ne sont pas payés. (…) La gratuité signifie que le consommateur ne paye pas. Et on va vers cette tendance, de plus en plus, une socialisation des coûts où les gens sont payés par quelqu’un d’autres que celui qui consomme, ce qui créé une dynamique très forte » affirme Attali. Le choix politique de toute société sera alors de déterminer l’endroit où il faut placer ce curseur entre gratuit et payant. Aux extrêmes, deux certitudes : « ce qui est abondant va devenir gratuit, ce qui est rare va devenir payant. »
L'état du monde IT : l'antitrust européen fait plier Microsoft et Intel... et oblige Oracle à composer
Dernière année très IT pour Neelie Kroes, la Commissaire européenne à la concurrence, qui s’est frottée en 2009 à trois ténors du secteur. Intel, qui a hérité d’une amende record, Microsoft, qui a plié aux pressions de Bruxelles après 10 ans de guérilla, et Oracle, qui a fini par donner des gages à une Commission qui bloque sa fusion avec Sun.
Analyse sectorielle / Logiciels informatiques
[…] Néanmoins, le développement des logiciels libres (pour lesquels chacun peut accéder aux lignes de code) ne se dément pas. En France, les entreprises et les administrations recourent énormément à ce type de logiciels. Selon le cabinet d’étude Markess, 96% des personnes interrogées dans les administrations y ont eu recours en 2009. Le chiffre d’affaires de cette activité devrait fortement croître, à un rythme annuel de 16,5% entre 2009 et 2011, et ainsi atteindre 3 milliards d’euros, contre 2,1 aujourd’hui.
Oracle deal is not EC
Oracle serait prèt à signer un accord avec la CE pour offrir certaines garanties sur l’indépendance de MySQL.
Robert Rochefort: «Le grand emprunt n'est qu'un saupoudrage»
[…] La loi Hadopi continue de faire débat autour de la défense de la création artistique : quel est le programme du Modem pour le financement de la culture ? Nous sommes favorables à un forfait illimité de consultation de contenus culturels de type licence globale. Par ailleurs, il nous semble essentiel de conserver un secteur non marchand dans la culture, notamment pour gérer les oeuvres libres de droit. Nous contredisons également l’idée selon laquelle les logiciels libres seraient une menace pour l’économie : nous sommes persuadés qu’ils peuvent favoriser la création d’emplois.
Un business model pour le logiciel libre? Non, plein
Il y a quelques jours, un article du New York Times sur MySQL émettait des doutes sur la possibilité d’un modèle économique pour l’open source. L’article citait Red Hat comme «un cas rare». […] Le papier du quotidien américain arrive un peu après la bataille, si on se souvient qu’en mai dernier, le très capitaliste hebdomadaire anglais The Economist écrivait: «Le débat a été remporté. Il est maintenant généralement admis que l’avenir comprendra un mélange de logiciels propriétaires et open source. Les éditeurs de logiciel traditionnels ont ouvert certains de leurs produits, et de nombreuses entreprises open source ont adopté un modèle hybride.»
Économie Sociale et Logiciels Libres : Le temps de l'alliance ?
[…] Deux mondes co-existent qui dressent des remparts contre la tentation hégémonique du capitalisme : l’un est ancien et puise ses racines dans le XIXe siècle industriel – le monde de l’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations…) ; l’autre est plus jeune et tisse ses réseaux dans le XXIe siècle informatique – le monde du logiciel libre. Si les communautés du libre et les entreprises d’économie sociale se connaissent et se côtoient depuis plus d’une décennie, elles ne voient pas souvent combien leurs luttes sont proches.
M. Shuttleworth (Ubuntu) : « L’échec de Vista n’a pas assez profité à Linux »
[…] Windows Vista n’a pas suscité une forte adhésion du public, et bon nombre d’utilisateurs ont cherché des alternatives. Pourquoi cela n’a-t-il pas plus profité à Linux ? Il est vrai que Linux n’a pas assez profité de l’échec de Vista. S’il avait été prêt à être utilisé par n’importe qui, même les plus novices, alors nous aurions bénéficié davantage de la situation. Nous continuons à travailler en ce sens. Ce qui est positif, c’est que nous faisons des progrès constants. Linux devient de plus en plus abordable et intéresse de plus en plus d’utilisateurs. Et la porte ouverte par Vista n’est pas encore fermée. Beaucoup d’utilisateurs se sont effectivement demandé s’il n’y avait pas d’alternative à Windows. Et l’effet de ce questionnement est encore palpable.
Supercalculateurs : le Jaguar a sorti ses griffes
[…] Parmi les autres statistiques intéressantes de ce 34e classement Top500, on notera également la percée continue du système d’exploitation Linux. Alors que ce dernier équipait 87,8% des 500 plus grands supercalculateurs mondiaux en novembre 2008 et 88,6% en juin 2009, la part de Linux frise aujourd’hui la barre des 90% (89,2%).