La collecte de dons de l'ASCAP critiquée par le Creative Commons
La démarche entreprise par l’ASCAP, la Sacem américaine, ne fait décidément pas l’unanimité. Le mouvement Creative Commons a réagi en décortiquant les affirmations de la société d’auteur sur l’“asséchement” prétendu de la musique par les licences libres. Et de rappeler que beaucoup d’artistes membres de ces sociétés sont également des soutiens de ces licences libres.
L’épouvantable menace de la culture libre
L’ASCAP part en guerre. L’équivalent américain de notre Sacem (American Society of Composers, Authors and Publishers) souhaite faire la peau aux méchants défenseurs du copyleft (opposé du copyright). Et le nerf de la guerre, c’est l’argent. L’institution a donc envoyé un mail à ses membres leur demandant de réaliser des donations pour aider l’ASCAP a se battre contre les vils et perfides pourfendeurs du copyright. Originellement publié par Mike Rugnetta sur Twitter (ici et là) après avoir reçu le mail, le site BoingBoing en a fait écho.
La Sacem américaine sollicite des dons pour combattre le copyleft
C’est une démarche qui serait vue en France comme un appel ouvert à la corruption, mais qui paraît naturel dans le paysage démocratique américain où les lobbys agissent avec plus de transparence, ou moins d’hypocrisie. L’ASCAP, la Sacem américaine, demande à ses membres de l’aider à financer des campagnes électorales pour que les vues du “copyright” soient toujours défendues contre celles, croissantes, du copyleft et des licences libres.
Géoportail veut prendre du poids en séduisant les développeurs
L’IGN veut étendre les possibilités de son service Géoportail en aidant les développeurs tiers à utiliser sa base cartographique dans des services Web et mobiles.
Google propose un ensemble de polices libres pour les sites
[…] Le projet de Google, qui se nomme simplement Google Font Directory (« répertoire de polices »), rassemble sur un même serveur une série de polices qui sont disponibles pour tous. Pour y accéder, un développeur a besoin de faire référence à la police qui l’intéresse dans le code de la page web […] Pourquoi l’éditeur aurait-il envie de proposer un tel lot de polices ? Pour rendre le web plus « beau », tout simplement.
Plus de 125.000 dollars de dons en quelques jours pour Diaspora, le Facebook libre et ouvert
Diaspora, le projet d’un réseau social libre, open-source et décentralisé à la manière des logiciels de P2P, a réuni en deux semaines plus de 125.000 dollars de dons, et continue pendant encore près de vingt jours à lever des fonds. L’objectif de 10.000 dollars réunis d’ici la fin du mois est pulvérisé, assurant déjà que le projet ne sera pas qu’une simple promesse laissée dans un tiroir.
Peut-on diffuser des données publiques sous licences libres et ouvertes ?
Avec un marché estimé à 27 milliards d’euros en Europe (1), la réutilisation des informations publiques représente un enjeu essentiel pour le développement de l’économie numérique et de la connaissance. […] Pour favoriser la diffusion et la réutilisation de ce ’’patrimoine immatériel public’’, il est indispensable de s’interroger sur le régime de licence applicable.
Rennes va partager ses données publiques sur Internet
La communauté d’agglomération Rennes Métropole, la Ville de Rennes et Kéolis Rennes ont ouvert leurs données publiques depuis le 1er mars et les partagent sur Internet. […] Toutes ces données sont partagées sous la licence Creative Commons, avec une restriction empêchant l’utilisation commerciale de la base de données. Les développeurs ne pourront donc pas vendre leurs applications au public (sur l’App Store par exemple) ou y intégrer de publicité, bien que la ville n’exclut pas de changer la licence à terme pour autoriser les applications commerciales.
Une campagne pour plus de vidéos (libres) sur Wikipedia
[…] Il est déjà possible de mettre des vidéos sur l’encyclopédie libre. Mais la campagne, baptisée « Mettons la vidéo sur Wikipedia », veut démocratiser et généraliser ces contributions, le nombre de vidéos sur Wikimedia Commons étant encore très faible. […] Les vidéos seront lues sans l’aide de Flash ou de Silverlight, grâce à la plateforme open source Kaltura HTML5. Toujours dans l’esprit du libre, ces contributions doivent utiliser une licence Creative Commons BY-SA ou un équivalent car « tout Wikipedia peut être partagée et réutilisée librement ».
Biens communs: contenus et logiciels libres font leurs débuts en régions
Pas moins de dix régions (Alsace, Aquitaine, Champagne-Ardenne, Centre, Ile-de-France, Limousin, Lorraine, Haute-Normandie, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes) sur les 22 en métropole sont membres de l’Adullact (Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour l’administration et les collectivités territoriales), et la région francilienne est aussi membre de l’April et soutient entre autres de la fondation Wikimédia.
Wikipédia : est-on vraiment plus intelligent à plusieurs ?
L’universitaire américain Paul Duguid, spécialiste des médias, a travaillé sur Wikipédia. Il évoque le modèle de savoir démocratique de l’encyclopédie en ligne et ses limites. […] Benkler exalte la culture des logiciels libres. Il tire de ce milieu l’idée que, si un projet peut être morcelé en unités « modulaires » de petite taille (« granularité ») destinées à être travaillées séparément, ces modules peuvent ensuite être réassemblés et transformer le projet. Ma thèse est que si cela marche généralement pour les logiciels, c’est beaucoup plus difficile pour les projets culturels.