La commissaire européenne Neelie Kroes contre les technologies propriétaires
Neelie Kroes, commissaire européenne chargée du programme numérique (digital agenda en v.o.), a tenu jeudi un discours en faveur des formats et standards informatiques ouverts, devant l’OpenForum Europe à Bruxelles. Dans son discours (en tout cas dans sa version écrite – en anglais – sur laquelle figure la classique mention «seul le prononcé fait foi»), la commissaire européenne explique: «Imaginons deux standards en compétition qui sont tous deux techniquement excellents pour une tâche donnée, mais qui différent dans leur niveau de contrainte et de mise en oeuvre. Lequel de ces deux standards aura selon vous le plus de mise en oeuvre [implementation] et d’utilisations, y compris pour des buts imprévus? Celui que vous pouvez télécharger d’un site web et utiliser sans restriction? Ou l’autre que vous devez acheter, qui est restreint à certains domaines d’utilisation et qui nécessite le paiement de royalties pour des droits de propriété intellectuelle intégrés?»
L'Europe pousse les gouvernements vers le logiciel libre
La commissaire européenne en charge du numérique, Neelie Kroes, a mis en garde ce jeudi les gouvernements européens contre le risque de se voir “enfermés accidentellement dans une technologie propriétaire”, visant sans le nommer Microsoft, et annoncé la mise en place d’un programme de conseils aux Etats pour qu’ils développent leur utilisation de logiciels libres.
BSA: Hardware Without Software Not Tax Deductible
Le lobby des vendeurs de logiciels, la Business Software Alliance (BSA) et le le ministre des finances de la République tchèque, ont annoncé que les ordinateurs vendu sans logiciels seraient surtaxés.
L'Union européenne définit sa future politique numérique
C’est mardi 18 mai que l’agenda de la commissaire aux questions numérique de Neelie Kroes sera dévoilé. L’intérêt de cette feuille de route est de définir clairement quelles seront les priorités de l’Union européenne en matière de numérique et de Telecoms pour les années à venir. Des points sensibles seront donc évoqués comme le Libre, le renforcement de la protection des droits d’auteurs et le combat contre le cybercrime.
Le standard ouvert expurgé de l’agenda numérique européen
[…] Pour l’April, « ces pressions s’inscrivent dans un contexte dans lequel les lobbies du logiciel propriétaire, Microsoft en tête, tentent de réviser à la baisse la définition de standard ouvert. (…) l’adoption en l’état prouverait ainsi qu’en matière de politique sur le numérique, il n’est plus question d’opter pour le statu quo et ainsi de céder à des intérêts particuliers basant leurs rentes sur le contrôle et la fermeture. »
L'ACTA débattu par le Parlement français dès 2010 ?
[…] A cette occasion, Neelie Kroes a pu confirmer aux parlementaires l’accélération du calendrier. Il est prévu qu’un texte final soit signé par les négociateurs dès cette année, et qu’il soit présenté à la Commission Européenne et au Conseil européen fin 2010, pour une ratification courant 2011.
TIC : l'Europe met le cap sur l'interopérabilité et les standards
Hier s’est tenue en Espagne, la réunion informelle des ministres européens des Télécommunications et de la Société de l’information, rendez-vous fondamental pour l’avenir des TIC en Europe. La Déclaration de Grenade, qui a été éditée veut ainsi définir les bases de l’avenir numérique européen dans le domaine des technologies de l’information.
L’agenda numérique de la Commission suscite certaines tensions
Alors que le projet de la commissaire Neelie Kroes, devrait être dévoilé d’ici fin avril, beaucoup de crispations se font jour, notamment sur les questions de l’interopérabilité et des standards ouverts. […] Quant à Alix Cazenave, chargée de mission pour l’April, elle estime que « les termes retenus par les brouillons de la révision du cadre européen d’interopérabilité (EIF) pour la définition de l’interopérabilité sont extrêmement inquiètants. Ce brouillon marquait un retour en arrière en enlevant toute mention du logiciel libre."
Après l'APRIL, l'UFC-Que Choisir appelle la Commission européenne à respecter le libre
Les inquiétudes se multiplient suite aux rumeurs de nettoyage de l’agenda numérique de toute mention d’interopérabilité et de standards ouverts. Après l’APRIL il y a quelques jours, c’est au tour de l’UFC-Que Choisir d’appeler la Commission européenne à se conserver ces mentions dans la feuille de route finale.
Menace sur le libre en Europe : lettre ouverte de l’APRIL
Nous le disions la semaine dernière, des pressions seraient actuellement exercées sur Nellie Kroes afin de supprimer de l’agenda de la politique numérique de l’Union européenne, les notions de standards ouverts et d’interopérabilité. Pour l’April, cet épisode s’inscrit dans une certaine logique : « ces pressions s’inscrivent dans un contexte dans lequel les lobbies du logiciel propriétaire, Microsoft en tête, tentent de réviser à la baisse la définition de standard ouvert. »
Europe 2020, cap sur les TIC
Bruxelles dévoile sa stratégie numérique pour 2020… sans convaincre […] « Le marché unique a été conçu avant l’arrivée d’internet, avant que les TIC ne deviennent l’un des principaux moteurs de la croissance », précise l’étude. « La demande mondiale de technologies de l’information et de la communication est évaluée à 2 000 milliards d’euros, mais seulement un quart provient des entreprises européennes. » A noter que Google, l’April ou la Quadrature du net ont été consultés lors de l’élaboration de cette stratégie.
Réactions : après le feu vert donné à Oracle, l’Open Source français critique la décision de l’UE
[…] Malgré tout, reconnaissent nos interlocuteurs, la décision de la Commission a au moins le mérite de dégeler la situation. “Il fallait en prendre une”, constate Cyril Pierre de Geyer, qui rappelle combien le marché autour de MySQL souffrait de l’incertitude planant sur le rachat du Sun (notamment le marché de la formation à MySQL, où les demandes ont radicalement chuté depuis 6 mois). Reste encore à savoir ce que fera réellement Oracle et surtout les résultats que l’intégration produira dans 1 ou 2 ans, souligne-t-il.