Les 1er mails d'HADOPI partiraient sans logiciel de sécurisation
Selon Marc Guez, à la tête de la SCPP, qui représente les majors de la musique, le mécanisme d’HADOPI sera bien en capacité juridique d’envoyer des messages d’avertissements sans que la question du logiciel sécurisation soit résolue. […] On en arrive donc à une situation ubuesque où une autorité administrative reproche à des abonnés de ne pas sécuriser leur accès, sans qu’un (hypothétique) logiciel de sécurisation ne soit labélisé par cette instance pour les aider dans cette tâche.
«On nous a demandé avec beaucoup d'insistance de voter Hadopi»
[…] Evoquant les pressions subies par les parlementaires, le député raconte : « J’ai pris comme exemple la loi Hadopi, qui était ce qu’elle était, mais elle nous a mis à dos un certain nombre de jeunes. Elle a hésité, tergiversé, puis finalement elle a été votée parce qu’on nous l’a demandé avec beaucoup d’insistance… euh voilà, c’était pas une bonne chose […] La position des députés était très inconfortable. »
Une cour espagnole juge tous les échanges P2P légaux
[…] Dans un jugement de 8 pages (en espagnol), Raúl N. García Orejudo, magistrat au Tribunal de Commerce de Barcelone, affirme que « le système de liens hypertextes constitue la base même d’Internet. Une multitude de pages et de moteurs de recherche (comme Google) permettent techniquement de faire ce que la plainte veut interdire : trouver des liens vers les réseaux P2P. » M. Calderón ne touchait pas d’argent de son site, et n’hébergeait aucun fichier illégal. Le juge en a conclu qu’il n’a donc enfreint aucune loi espagnole.
Google s'inquiète du filtrage du Web en France
Les oreilles de la France ont sifflé, jeudi soir, lors de la remise par Reporters sans frontières du prix du Net-Citoyen. David Drummond, vice-président de Google, a glissé dans son discours une pique fort acérée contre le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Après avoir rappelé la situation catastrophique des libertés fondamentales dans certains régimes totalitaires, le haut responsable du géant de l’Internet a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
HADOPI : l'offre légale et le logiciel de sécurisation se font labels
[…] Le second décret serait celui visé par les articles L331-32 et 33. Il concerne la procédure d’évaluation et de labellisation des moyens de sécurisation. C’est là la pierre angulaire d’HADOPI puisque c’est « la mise en œuvre » de ces logiciels de sécurisation qui permettra à l’abonné d’échapper à la riposte graduée. Plusieurs questions se posent : « mise en œuvre » signifie-t-il « installation » ou « usage » ?
Pour Hadopi et contre le logiciel libre, Michel Charasse entre au Conseil constitutionnel
En nommant le sénateur Michel Charasse au Conseil Constitutionnel, Nicolas Sarkozy apporte une voix dissidente aux soutiens de la liberté d’expression sur Internet. L’ancien socialiste est favorable à l’Hadopi qu’avait censurée le Conseil, et contre la protection du logiciel libre face aux logiciels propriétaires.
Richard Stallman : « l’avenir du libre dépend de vous tous »
[…] Notre force est d’avoir développé des systèmes d’exploitation et des applications libres pour presque toutes les activités informatiques ordinaires. Notre faiblesse est que la plupart de leurs utilisateurs n’ont pas conscience de l’idée même de la liberté pour laquelle nous nous battons.
Un groupe parlementaire lance une réflexion sur l’éthique des TIC
L’UMP s’est doté en novembre dernier d’un groupe de travail interne nommé « Éthique et numérique », avec pour but de réfléchir à ces questions-là. L’idée est aussi d’éviter la démarche entreprise par HADOPI : le groupe veut démultiplier les auditions, les consultations autour de ces questions, avant de réagir. Thème de prédilection : le profilage, le traçage le droit à l’oubli, mais aussi et surtout les nanotechnologies, grand thème à venir.
Elle est née, la divine Hadopi
[…] En clair, c’est ce collège qui devra déterminer le portrait-robot du logiciel de sécurisation dont l’installation protègera l’abonné des foudres de la déconnexion. Une labellisation trop exigeante, et la preuve deviendra presque impossible pour Mme Michu. Des critères trop souples, et voilà des internautes qui pourront télécharger sans compter, après avoir acheté et installé un logiciel mouchard poreux.
Conférence : Hadopi à l'épreuve de la sécurité informatique
[…] Les étudiants et les personnes extérieures qui assisteront à la conférence pourront ainsi débattre avec une moquerie sans doute non dissimulée de la fameuse obligation de sécuriser son accès à Internet imposée par la loi Hadopi. Les internautes qui n’auraient pas suffisamment protégé leur accès à Internet pour éviter qu’il soit utilisé à des fins de piratage pourront en effet être condamnés pour “négligence caractérisée”. C’est en tout cas ce que prévoit la loi, qui aura bien du mal à affronter les réalités pratiques.
Attali : "plus personne n'acceptera de payer, malgré HADOPI"
[…] « La gratuité ne signifie pas que ceux qui produisent ne sont pas payés. (…) La gratuité signifie que le consommateur ne paye pas. Et on va vers cette tendance, de plus en plus, une socialisation des coûts où les gens sont payés par quelqu’un d’autres que celui qui consomme, ce qui créé une dynamique très forte » affirme Attali. Le choix politique de toute société sera alors de déterminer l’endroit où il faut placer ce curseur entre gratuit et payant. Aux extrêmes, deux certitudes : « ce qui est abondant va devenir gratuit, ce qui est rare va devenir payant. »
Hadopi : qui sont ses membres désignés au Journal Officiel ?
La liste des membres du collège et de la commission de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) a été publiée samedi au Journal Officiel. On connaît aussi l’équipe experte qui sera chargée de lutter contre les pirates, composée notamment de Frank Riester, Michel Thiollière, Jacques Toubon, ou Jean Berbineau. Détails.