Le marché? Un tigre de papier
Comment se peut-il que des informaticiens, extrêmement talentueux, passent du temps à améliorer pour la collectivité des logiciels, sans en retirer une rémunération ? Bizarre, hein ? Il faut croire que le plaisir de développer est plus fort que l’appât du gain, comme le plaisir de la recherche est plus fort que le profit tiré du brevet résultant de cette même recherche, même si l’un n’exclut pas l’autre. Mais comment mesurer cette richesse ? Comment calculer, évaluer tout ce savoir dû à la coopération bénévole ?
Linux supplante Windows dans le support de l’USB 3.0
La version 3 de l’USB offrant des débits de 4,8 Gbit/s, soit dix fois plus que l’USB 2, dispose déjà d’un pilote pour le noyau Linux, mis au point par Intel. […] Et le premier système d’exploitation à bénéficier du support de l’USB 3.0 devrait être Linux. Sarah Sharp du centre de développement technologique Open Source d’Intel vient de finaliser le pilote Linux. Celui-ci sera prochainement intégré au noyau 2.6.30, avant d’être implémenté dans les différentes distributions Linux.
Contrats publics à Microsoft: le PQ demande la suspension d'un avis d'intention
Joignant sa voix à celle d’un organisme de défense du logiciel libre, le Parti québécois demande au ministre de la Santé de suspendre un avis d’intention accordant à Microsoft un contrat de plus de 5,5 millions de dollars. […] À Québec, la demande de l’organisme a vite trouvé écho dans les bureaux du critique de l’opposition officielle en matière d’Administration publique et du Trésor, Sylvain Simard. «Nous sommes dans le domaine du faux appel d’offres. On sent qu’il y a un malaise. Ce n’est pas normal qu’on donne si peu de temps à des entreprises concurrentes pour faire connaître leur offre», a affirmé le député péquiste, en entrevue à Cyberpresse.
Le noyau Linux en images
Les travaux de Razvan Musaloiu-E. sont intéressants à plus d’un titre. Cet étudiant a créé des graphes qui mettent en valeur certains éléments clés du noyau Linux. Son dossier sur les systèmes de fichiers du noyau Linux fait un point précis sur la situation en la matière : il montre les points de convergence entre les systèmes de fichiers et le noyau Linux, ainsi que les relations entre les divers systèmes de fichiers (A Visual Expedition Inside the Linux File Systems). http://cs.jhu.edu/~razvanm/fs-expedition/
Faisons passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre
Les idées, pas plus que les personnes, n’appartiennent pas à quelqu’un. Elles ont vocation à circuler librement, à se propager et à évoluer aux contacts des autres. […] Alors, à la lancinante question du “qu’allons-nous faire”, je réponds que nous allons continuer à briser la logique du “système propriétaire” qui domine notre vie politique nationale, tant au niveau global qu’au niveau local, tant par l’Europe qu’à l’occasion des élections régionales. Plus que jamais, nous allons promouvoir la notion de “logiciel libre” appliquée à la politique et à la société.
Interview : Jean Michel Armand : » Moins d’off shoring aiderait le logiciel libre en Tunisie »
Quelles sont vos ambitions en tant que clusters spécialisés dans le logiciel libre L’ambition est d’avoir l’opportunité de créer des clusters de logiciels libres. Cela nous permettra de regrouper les entreprises de la spécialité et puis attaquer les marchés ensemble, de façon à fédérer les entreprises et leurs pouvoirs financiers notamment. Aujourd’hui, 200 entreprises sont capables de développer cette industrie de logiciels libres, qui est un marché qui est en train d’exploser ; le chiffre d’affaires du marché des logiciels libres est passé de 2,4 Milliards de dollars en 2007 à 3,8 MD en 2008. Selon les résultats d’une enquête, les entreprises de logiciels libres seront celles qui auront la plus grande capacité à recruter des ingénieurs et des techniciens, ce qui révèle l’importance des perspectives de cette industrie.
Près d'un million de dollars pour améliorer techniquement Wikipédia
Participer à Wikipédia est semble-t-il d’une simplicité enfantine : il suffit de cliquer sur le bouton « Modifier » qui figure en haut de chaque article. Sauf qu’apparait alors à l’écran une fenêtre, de prime abord assez déroutante, où se mélangent textes et « signes cabalistiques » propre à la syntaxe wiki de MediaWiki, le logiciel moteur de wiki sur lequel repose l’encyclopédie libre[1]. […] L’objectif principal de la Usability Initiative est l’amélioration du logiciel afin de le rendre moins rebutant pour les nouveaux wikipédiens. Mais ce projet pourrait avoir une conséquence inattendue : un regain de considération pour MediaWiki en entreprise.
« Nous sommes des milliers de "gus dans des garages" »
Justificator : Qu’implique selon vous la censure d’Hadopi pour les utilisateurs et concepteurs de logiciels libres ? Pouvez vous expliquer les enjeux d’une telle loi pour le Libre ? Jérémie Zimmermann : Je vous invite à consulter l’abondante documentation rédigée par l’April (remarquable association de promotion et défense du logiciel libre) à ce sujet ! ;) En gros le logiciel libre était surtout concerné par l’imposition de ces logiciels de sécurisation/contrôle. Maintenant qu’ils ne sont plus obligatoires, on peut respirer. Mais pour autant l’Hadopi va tout de même tenter d’édicter la liste de leurs spécifications fonctionnelles, puis de labéliser de tels logiciels (s’ils existent un jour). Il conviendra de rester vigilant quant aux modalités de cette labélisation, pour s’assurer qu’elle n’est pas discriminante à l’égard des auteurs et utilisateurs de Logiciel Libre.
Hadopi : les "mouchards filtrants", l'autre censure du Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi Hadopi. Alors que tous les regards se sont tournés vers les paragraphes concernant la riposte graduée et la suspension de l’abonnement, l’April (Association de promotion et de défense du logiciel libre) rappelle que les systèmes de sécurisation que le gouvernement voulait imposer aux internautes ont, eux aussi, été censurés.
Open Source : les entreprises s'inquiètent de la sécurité
Forrester dépeint dans deux rapports les craintes des entreprises en matière de sécurité et de support des logiciels Open Source. Un pavé dans la mare et un vrai paradoxe alors que les solutions libres semblent de plus en plus gagner en popularité. Un vieux démon qui réapparait. Alors que l’Open Source immisce de plus en plus dans les systèmes d’informations les plus critiques, les entreprises estimeraient encore que l’Open Source souffre de grosses lacunes, comme la sécurité, qui freinent sa progression sur le marché.
4 entreprises du Benelux sur 10 utilisent de l'open source
41 pour cent des organisations du Benelux disposent de logiciels à code ouvert (open source). Et nombre de CIO souhaitent soit en augmenter encore la quantité, soit commencer à les utiliser. Voilà ce qui ressort d’une étude de l’analyste de marché TNS Gallup à la demande de Sun Microsystems. Ces résultats résultent de conversations menées avec 310 CIO et managers IT du Benelux et de Scandinavie. En Scandinavie, l’utilisation de l’open source est du reste encore supérieure pour s’établir à 46 pour cent. C’est la Finlande qui mène la danse avec 54 pour cent.
Après deux ans de succès, les netbooks préparent leur révolution
Deux ans après leur lancement par Asustek, les netbooks ont créé une nouvelle catégorie sur le marché des PC. […] Pour la partie système d’exploitation, la domination de Windows XP est aujourd’hui contestée par des solutions Linux. Bien loin des systèmes très basiques proposés il y a déjà deux ans par Asus sur ses premiers EeePC, ces distributions Linux sont le fruit du travail de Google (Android OS) et d’Intel (Moblin OS) même si, pour ce dernier, le flambeau a été repris par la Linux Foundation.