Michel Rocard, héros des logiciels libres
«Je vais vous raconter une histoire, celle d’un combat que j’ai mené un peu par hasard, mais avec enthousiasme.» Vingt ans après avoir dirigé la France, Michel Rocard s’est investi à l’orée du XXIe siècle dans une autre cause, peut-être plus importante encore que le sort d’une nation. Eurodéputé depuis 1994 jusqu’à cette année, l’ancien premier ministre français a dirigé au Parlement européen la croisade victorieuse contre la «brevetabilité» des logiciels. Une lutte qu’il est venu raconter vendredi dernier aux Linux Days, le Salon genevois de l’open source.
Ils mettent le logiciel libre au coeur des Européennes !
On ne peut pas les rater, les membres de l’association April, avec leur bagout et leur place de choix à l’entrée du salon informatique. Et ce qu’ils n’ont pas raté, eux qui militent pour le logiciel libre, c’est d’interpeller les candidats aux Européennes sur le sujet. Comment ? En leur proposant de signer un pacte où les politiques promettent, s’ils sont élus, de prendre des mesures en faveur ou n’allant pas contre ce type de logiciel, gratuit, modifiable et en lequel tous les informaticiens voient le futur.
Nantes accueille les RMLL du 7 au 11 juillet
Après Mont-de-Marsan, c’est au tour de la ville de Nantes de recevoir cette année les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), du 7 au 11 juillet. Financée en partie par la Région Pays de Loire et portée par l’association Linux-Nantes ainsi que, comme il est de tradition, par un parterre d’associations locales entièrement dédiées à la cause du Libre, cette 10e édition sera placée sous le signe de l’ouverture, avec une volonté affichée d’ “ouvrir sur les non-utilisateurs et décideurs en manque d’informations “, explique les organisateurs.
La Défense et la Sécurité intérieure des Etats-Unis recourent de plus en plus à l'open source
Le département de la Sécurité intérieure lance le programme Homeland Open Security Technology (HOST) destiné à améliorer l’emploi de l’open source dans l’informatique du gouvernement américain. Tandis que la Défense vient d’ouvrir Forge.mil, un système de développement collaboratif.
Microsoft flirte avec les éditeurs de logiciels libres
«Lors de notre première apparition à cet événement, on nous regardait un peu de travers, reconnaît Manuel Michaud, qui dirige les initiatives «open source» de Microsoft en Suisse. Désormais, la communauté open source, celle qui évolue dans le monde commercial, comprend notre approche pragmatique. Microsoft reconnaît que l’open source est une réalité du marché et cherche à collaborer avec les fournisseurs de ces solutions. […] La grande crainte de Microsoft, c’est bien sûr que ses clients délaissent Windows ou Office pour des logiciels open source, c’est-à-dire des programmes dont le code source peut être modifié librement.
Ad Bard, le Google Adsense (killer) du logiciel libre ?
Que ne diriez-vous d’une régie publicitaire de type Google Adsense mais qui n’afficherait sur vos sites que des liens promotionnels en liaison avec le logiciel libre. Une sacrée bonne idée non ? On se débarrasserait de l’emprise de Google sur ce secteur. On aurait l’assurance que les liens proposés ne pointent pas vers du logiciel propriétaire. Et on permettrait à l’économie du logiciel libre de se développer ! C’est ni plus ni moins ce que propose le nouveau service Ad Bard, « The ad network for ethical computing », soutenu par la Free Software Foundation (FSF) dans un récent communiqué que nous avons traduit ci-dessous.
En Estonie, sept clics pour voter
En Estonie, l’élection des députés au Parlement européen s’étale sur onze jours. Depuis le 28 mai, les citoyens peuvent voter sur Internet en se connectant au site de la commission électorale, de jour comme de nuit, à partir de n’importe quel ordinateur : chez eux, au bureau, chez un ami, ou sur un poste Internet en accès public dans une bibliothèque, une banque ou un cybercafé. […] Tarvi Martens se dit sûr de son coup : “Nous avons procédé à des consultations élargies, tout a été contrôlé par différents groupes d’experts indépendants. Nous utilisons des logiciels libres et ouverts, dont le fonctionnement est vérifiable par tous.”
Faisons une place à l'open source dans le plan de relance
Au début du mois de mai, la secrétaire d’Etat à l’Economie numérique annonçait un volet numérique au plan de relance de 250 millions d’euros par an pendant trois ans. C’est maintenant au tour de la jeune association Ploss (réseau des entreprises open source en Ile-de-France) de faire dix propositions pour relancer l’économie numérique grâce au logiciel libre.
Le boum des logiciels libres
La suite de logiciels libres OpenOffice équipe aujourd’hui tous les ordinateurs pédagogiques des écoles primaires et secondaires du canton de Genève. Cette année, l’Etat de Genève a même édité un CD afin que les élèves puissent installer ces logiciels gratuits chez eux. Le canton comme les familles font donc ainsi l’économie des couteuses licences d’utilisation des produits dits «propriétaires».
Microsoft interdit Windows Live Messenger à certains pays
De nombreux internautes n’ont plus accès au service de messagerie instantanée de Microsoft depuis déjà un peu plus d’une semaine. Les ressortissants de Cuba, de la Syrie, de l’Iran, du Soudan et de la Corée du Nord obtiennent effectivement un message d’erreur lorsqu’ils tentent de se connecter à Windows Live Messenger. La firme de Redmond a en fait volontairement coupé l’accès à ses services Windows Live aux utilisateurs des pays sous embargo américain. […] Quoi qu’il en soit le gouvernement cubain, qui utilise des produits Microsoft malgré les restrictions sur l’export de licences, envisagerait d’ailleurs de migrer vers des logiciels libres. D’aucuns estimant que les cubains devraient en faire autant…
10 propositions pour relancer l'économie numérique grâce au logiciel libre
Les entrepreneurs de PLOSS, l’association des acteurs du logiciel libre à Paris et en Ile-de-France, proposent dès à présent 10 pistes d’action pour le Gouvernement, sur la base d’analyses et de rapports récents consacrés à l’économie numérique et à la compétitivité des entreprises. Ils souhaitent engager le dialogue sur une mise en oeuvre rapide de ces propositions, qui se distinguent par un coût nul ou réduit et un impact important sur la relance et le développement économique.
Les censeurs du Net
Parce qu’ils sont bien informés, Edwin en Chine et Ahmed aux Emirats peuvent lire et écrire ce qui leur plaît, tout en restant invisibles sur l’écran de contrôle des censeurs. Ils utilisent un " proxy anonymiseur “, nom barbare d’un outil de cryptage qui permet d’emprunter discrètement l’adresse d’un autre ordinateur, quelque part dans le monde, le temps de se retrouver en haute mer, sur le Web non censuré. […] L’un des plus populaires et des plus militants est actuellement TOR. En 2001, l’US Navy mettait dans le domaine public un de ses outils d’encryptage des communications. Robert Dingledine, alors étudiant au MIT, a les cheveux longs et les petites lunettes rondes des militants du logiciel libre. C’est lui qui a décidé de l’adapter au Web et de le diffuser gratuitement. TOR, géré aux Etats-unis par une association à but non lucratif, a déjà été téléchargé des millions de fois.