L'INFORMATIQUE DU GRAND DÉBAT NATIONAL
Depuis fin janvier, les Françaises et les Français peuvent contribuer au Grand Débat National promis par l’exécutif. Au moment où nous écrivons ces lignes, 900 000 contributions ont été enregistrées sur granddebat.fr, ainsi que plus de 6 000 réunions publiques, elles bien physiques. Sur Internet et dans les collectivités, questionnaires ouverts et contributions libres, format dématérialisé et papier, l’hétérogénéité des contributions promet un sacré casse-tête pour les prestataires en charge d’en réaliser d’ici à la fin avril la synthèse. D’autant qu’il faudrait déjà comprendre qui fait quoi. De l’intérieur comme de l’extérieur, il y a de quoi se perdre dans l’informatique du Grand Débat!
Le Premier ministre veut un bilan de l'Open Data et la fin des redevances à horizon 2022
En réponse à un référé de la Cour des comptes, Édouard Philippe souhaite qu’un «premier bilan de la mise en œuvre de l’ouverture des données [publiques] et de ses impacts» soit réalisé, dès cette année. Le Premier ministre a dans le même temps décidé de mettre définitivement fin aux redevances, notamment de l’IGN, à «horizon 2022».
Grand débat: pourquoi la plateforme de consultation en ligne est vivement critiquée pour son opacité
Comment seront traitées et hiérarchisées les contributions des citoyens au grand débat? Les outils numériques utilisés sont-ils transparents? Des lobbies ou groupes de pression sont-ils en mesure d’influencer la synthèse de proposition qui sera rendue publique? Les opinions émises risquent-elles de servir à des campagnes de manipulation à l’approche des élections européennes? Plusieurs acteurs du numérique critiquent vivement le choix qui a été fait par le gouvernement et son prestataire, la startup Cap collectif qui gère la plateforme du grand débat. Pourtant, des outils transparents, qui permettent une véritable appropriation démocratique, existent.
Grand débat: un député réclame la transparence sur les logiciels de traitement des contributions
Alors que le gouvernement s’est résolu à publier les contributions issues du «grand débat national» en Open Data, le député Stéphane Peu réclame désormais que le code source des logiciels utilisés pour analyser ces données soit lui aussi ouvert.
Grand débat: des algorithmes pour trier les préoccupations des Français
Plus d’un million de contributions au grand débat national seront brassées de façon automatique par des algorithmes, pour rendre compte des idées les plus plébiscitées. L’initiative laisse craindre quelques biais d’analyse.
Grand débat en ligne et démocratie: l'analyse et la transparence des données en question
Cette consultation des Français met en lumière la nécessité de règles de gouvernance communes et validées par des chercheurs en matière de démocratie en ligne.
La très difficile transparence des administrations en France
La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA ) est censée assurer la transparence de la vie publique, mais manque de moyens pour le faire.
France: le Sénat réclame à nouveau le «code source» de chaque projet de loi de finances
Comme l’année dernière à la même période, le Sénat français a adopté cette année encore un amendement obligeant l’administration fiscale à dévoiler, pour chaque projet de loi de finances, le «code source» traduisant les réformes proposées par l’exécutif. Toutefois, comme ce fut le cas l’an dernier, le nouvel amendement pourrait être annulé par les députés sur avis du gouvernement.
Bastien Guerry: “Le logiciel libre a besoin d’une vraie stratégie de mutualisation au sein de l’État”
Le tout nouveau “référent logiciels libres” d’Etalab, Bastien Guerry, ancien entrepreneur d’intérêt général, explique à Acteurs publics comment le logiciel libre gagne du terrain dans l’administration et à quels défis il se heurte.
Débat: L’«open science», une expression floue et ambiguë
Qu’est-ce que la «science ouverte»? En quoi la science actuelle est elle «fermée» et que recouvre l’expression «ouvrir la science» comme l’indique le slogan des journées?
Le FabLab, un lieu d’émancipation sociale: discours ou réalité?
Pour qui s’intéresse un peu à la culture scientifique et technique et à sa place en société, le terme FabLab ne doit pas être inconnu. Il résonne beaucoup dans la sphère de la médiation des sciences et dans les médias depuis quelques années. A travers les idées de “faire soi-même” et “d’apprendre en faisant”, les FabLabs sont souvent synonymes d’inclusion sociale et de capacitation (ou «empowerment»). Mais qu’en est-il de la réalité?
Numérique et territoires: une transition au service des citoyens
Quel est le degré de maturité des collectivités dans l’appropriation des outils numériques et le déploiement de politiques publiques dématérialisées? Pour quels services aux citoyens? Résultats de l’étude «La Gazette» - Orange: des services aux citoyens sur les rails mais des interactions entre administrations qui restent à prouver.