La Toile relâche les mailles, les points et les motifs
Qu’est-ce qu’une conférence sur le tricot peut bien faire au milieu d’un congrès de hackers ? La scène se déroule en décembre 2007, à Berlin, à l’occasion de la rencontre annuelle du Chaos Computer Club, l’une des plus influentes organisations de hackers (1). Devant un parterre viril de programmeurs, Rose White, étudiante en sociologie boulotte, tisse des liens entre le tricot et l’informatique, démontrant comment la pratique contemporaine de la maille se rapproche de la programmation open source.
La BNF négocierait avec Google la numérisation d’une partie de son fonds
Technologie - Le quotidien La Tribune révèle que la Bibliothèque Nationale de France aurait entamé des discussions avec Google en vue de lui confier la numérisation d’une partie de son fonds. Une démarche que la BNF avait jusqu’à présent refusée. […] Ce retournement à 180 degrés illustre donc l’impossibilité de la France de mener à bien la numérisation de son patrimoine, un défi pourtant crucial pour les générations futures.
Firefox : une extension permet de consulter gratuitement les documents des tribunaux américains
Technologie - Avec RECAP, une extension pour Firefox, les internautes peuvent consulter les documents publics issus des tribunaux de district, d’appel et des faillites qui étaient jusqu’à présent payants. […] Or, ces documents sont libres de droits et peuvent être reproduits sans permission précise PACER. C’est sur ce point que s’appuie RECAP (PACER écrit à l’envers) pour offrir la consultation gratuite. Chaque document consulté par un internaute est automatiquement ajouté à la base de données. RECAP dispose déjà d’une base d’un million de documents.
Wikipedia en anglais atteint 3 millions d'articles
[…] Bénéfice de la domination de l’anglais, la version dans cette langue de l’encyclopédie libre est de loin la plus importante, en nombre d’articles, devant l’allemand, 943.000 articles, le français, 840.000, le polonais, 627.000, puis le japonais, l’italien etc. Au total 267 langues, dont 27 au-dessus de 100.000 articles chacune. L’ensemble devrait atteindre 14 millions d’articles d’ici la fin de l’année, selon l’annonce officielle des trois millions d’articles en anglais.
Microsoft ouvre-t-il du code sous GPL pour éviter un procès ?
Lors de la convention OSCON, Microsoft a annoncé ouvrir à Linux le code de plusieurs pilotes. Selon le développeur Stephen Hemminger, cette annonce cherche à masquer le fait que l’éditeur violerait la licence GPL en utilisant du code Open source avec son code propriétaire. Et si la décision de Microsoft de mettre à disposition de la communauté Open Source le code de différents pilotes tenait plus à la crainte de l’éditeur d’être poursuivi pour violation de la licence GPL qu’à sa volonté d’ouverture ?
Canonical libère le code source de Launchpad
La société Canonical à l’origine du projet Ubuntu a annoncé aujourd’hui qu’elle avait ouvert le code source de Launchpad, sa plateforme de développement collaborative utilisée par des dizaines de milliers de développeurs.
Microsoft publie le code de pilote Linux pour Hyper-V en licence GPL
Microsoft a pris prétexte de l’Open Source Convention qui s’est ouverte hier à San José pour annoncer l’arrivée prochaine de pilotes sous licence GPL permettant aux distributions Linux de fonctionner de façon optimisée sur sa plate-forme de virtualisation Hyper-V. L’adoption de la licence GPL 2, certes pour 20 000 lignes de code, est un vrai revirement pour la firme dont le fondateur avait, il n’y a pas si longtemps assimilé les principes aux communisme.
Richard Stallman aux RMLL 2009: "Attaquer le partage c'est attaquer la société"
Pour inaugurer la journée grand public des Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) 2009, hier à Nantes, Richard Stallman a donné une conférence suivie par un bon demi-millier de personnes. L’occasion de rappeler les principes des logiciels libres, de jeter un coup de griffe à Sarkozy et Hadopi, et quelques gouttes d’acide à Linus Torvalds et aux tenants de l’“open source”.
Il y a 5 ans : Sun défendait une vision non Open Source du Java
Le débat avait été lancé en février 2004 par IBM. Dans une lettre ouverte à Sun, Big Blue invitait ce dernier à ouvrir le code source de Java, en se disant prêt à l’accompagner dans la démarche. Raison invoquée par le groupe : une telle stratégie contribuerait à dynamiser les processus de développement de la communauté Java, et indirectement à accélérer la standardisation de la plate-forme J2EE (Java 2 Enterprise Edition).
223 millions de smartphones sous OS open source en 2014 ?
C’est en tous les cas l’ordre de grandeur des ventes estimées par le cabinet d’études Juniper Research. Les OS open source auraient-ils enfin trouvé leur voie ?
Le maître à penser du logiciel libre
Linux, Open office, Firefox, The Gimp… Non, ce n’est pas de l’hébreu. Juste les noms donnés en informatique à un système d’exploitation, des logiciels ou encore un navigateur internet. Tous ont comme particularité d’être libres. Le grand mot. François Élie, conseiller municipal d’opposition à la mairie d’Angoulême, est un de leurs plus ardents défenseurs.
Hadopi : «Le droit ne doit pas contraindre l’innovation»
Entretien avec Guilhem Fabre, socio-économiste spécialiste des questions de propriété intellectuelle. […] LMU : Vous dites donc que la diffusion « libre » de la culture est source d’innovation en soi ? Absolument. Si vous déposez des brevets logiciels dans un domaine où toutes les innovations sont très cumulatives, vous ajournez la diffusion de votre invention et vous retardez la diffusion du savoir. Avec les logiciels libres, l’appropriation est rejetée pour un modèle que j’appelle la « coo-pétition », c’est-à-dire une coopération très poussée au niveau de la recherche, puis une appropriation par le marché pour une utilisation spécifique. La valeur ajoutée est ici liée aux services informatiques découlant de l’utilisation logicielle, et non à l’édition du logiciel proprement dite.