Comment Microsoft impose son format OpenXML à l'administration française
[…] Rappelons d’abord que le RGI, publié en mars 2007, confirmait le format normalisé ISO ODF comme choix de prédilection des services informatiques de l’administration française. Or, bloqué en octobre 2007, le RGI est devenu prioritaire en avril 2008, depuis qu’il intègre le format concurrent Office OpenXML (OOXML) de Microsoft quelques jours après sa normalisation ISO.
Exclusif : les dessous du scandale du RGI
La rédaction de CIO a reçu une copie de la note qui aurait été remise par la direction de Microsoft au gouvernement français à l’automne dernier et qui serait à l’origine du recul de la France face à l’éditeur américain. Le texte qui nous est parvenu est, pour nous, crédible, notamment à cause des voies empruntées, raison pour laquelle la Rédaction de CIO publie cet article. Mais il convient néanmoins de rester prudent, la manipulation semblant être une chose courante dans ce dossier… Le fait que ce texte sorte à quelques jours d’une grande opération de Microsoft dans l’Hexagone, l’Imagine Cup, est probablement un hasard…
Trois priorités de l'Aful pour le secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique
A son tour, l’Aful a réagi, en fin de semaine, à la nomination d’Eric Besson au poste de secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique le 18 mars dernier. L’association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres souligne d’abord la nécessité de favoriser l’interopérabilité et les standards « réellement » ouverts, « éléments indispensables à une concurrence libre et non faussée ».
Interopérabilité : l'ouverture de Microsoft ne convainc pas l'April
[…] Pour l’April, ce n’est pas suffisant. « Cette nouvelle stratégie ne va pas au bout de la démarche », estime l’association, car le fait de réclamer tout de même une licence de brevet pour l’exploitation commerciale de ses protocoles est contraire au fonctionnement du libre. « Dans le monde du logiciel libre, il n’y a pas de distinction entre distribution non-commerciale et distribution commerciale », rappelle l’organisme « Les développements réalisés par des bénévoles peuvent être vendus par des entreprises, et inversement les développements menés par des entreprises peuvent ensuite être distribués de façon non-commerciale ».