A qui appartient le savoir?
Appels au boycottage des grands éditeurs scientifiques, création de revues en ligne en libre accès: face à ce qu’ils considèrent comme une appropriation indue de leurs travaux, des chercheurs se mobilisent pour renverser le modèle traditionnel de diffusion des connaissances.
Bernard Stiegler: «Nous entrons dans l’ère du travail contributif»
Fab’ lab’, imprimantes 3D… «Le consumérisme a vécu», assène le philosophe pour qui, motivés par nos seuls centres d’intérêt, nous allons changer de mode de travail.
Aaron Swartz, le feu RSS
Le débat sur l’accès libre à l’information est relancé après le suicide, à 26 ans, de cet informaticien américain, inventeur des fameux flux en temps réel. Il devait être jugé en avril pour piratage.
Aaron Swartz, un hacker qui avait soif de connaissance
Le suicide d’Aaron Swartz ne laisse pas les internautes indifférents. Car ce hacker de 26 ans avait fait de la libération de l’information un combat personnel.
Aaron Swartz, martyr de la libre circulation des connaissances?
Le suicide du jeune génie de l’Internet a provoqué de nombreuses réactions dans la presse spécialisée. Pour certains, il a payé de sa vie son combat contre les barrières créées par les éditeurs commerciaux.
Vers une stagnation de l’innovation
Et si, loin de vivre une explosion d’innovations, nous nous trouvions plutôt dans une phase de blocage ? Car s’il est vrai que nous assistons aujourd’hui à une multiplication des usages, ainsi qu’à un raffinement et une simplification de technologies déjà existantes (smartphones, web 2, etc.) les véritables innovations de rupture tardent finalement à se manifester.
Le concept d’open innovation
Confrontés à une productivité en berne, les laboratoires pharmaceutiques taillent dans leurs effectifs de R&D. Et essaient de trouver la pierre philosophale qui leur permettra de poursuivre leurs recherches à moindre coût, et avec une efficacité accrue. Cette recette miracle pourrait s’appeler “open innovation”. Elle permet aux Big Pharmas de se concentrer sur la mise sur le marché, et de “déléguer” la recherche à une multitude d’acteurs: universités, PME, petits laboratoires. Avec comme idées directrices, synergie et coopération.
Libre accès: les chercheurs défendent leurs travaux et l’esprit d’Internet
Au début des années 2000, les milieux scientifiques se montrent de plus en plus favorables aux grands principes du libre accès («open access»): accès non facturé, publicité accrue, y compris auprès du grand public, possibilité de citer tout ou une portion de l’article…
Piratage: l'Hadopi défend son bilan avec mordant
L’Hadopi ne se fait plus guère d’illusion. L’autorité chargée de la protection des droits d’auteur sur Internet est vouée à se transformer radicalement, voire à disparaître. Mais en attendant les conclusions de la mission de Pierre Lescure, qui statuera avant mars 2013 sur son avenir, l’institution continue de se défendre avec force.
Comment un logiciel peut-il être «libre»?
La société de la connaissance n’est pas née avec les ordinateurs, mais ceux-ci ont impulsé de grands changements dans notre rapport au savoir, notamment grâce au faible coût de la copie numérique et au réseau.
La technique est un instrument de la domination
L’histoire du logiciel, corollaire et prolongement de la complexité technique développée au cours des deux derniers siècles, devrait être le marqueur d’un saut civilisationnel. En effet, s’il est communément admis que le savoir est le pouvoir, la façon dont s’articulent ces deux piliers de l’humanité a évolué au fil du temps.
Penser la sortie du capitalisme avec André Gorz
Gorz ne disait pas que ces transformations se produiraient. Il disait seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent. C’est la raison pour laquelle il soutenait depuis longtemps les initiatives de l’économie solidaire. C’est pourquoi aussi il suivait attentivement les actions des hackers et le développement des “logiciels libres”, capables, selon lui, de miner à la base le capitalisme en menaçant les monopoles.